Case
Postale 47645, Montréal, Canada H2H 2S8
Tél.:
(450) 663-7261
http://coalitiondeshommes.org
coalitiondroitsdeshommes@hotmail.com
Membre du CA responsable du dossier:
Georges Dupuy
Tél. (450) 663-7261
Fax. (450) 663-7261
(Fax branché sur
demande par téléphone)
gti.inc@sympatico.ca
Mémoire
destiné à
des
affaires sociales sur le Projet de loi n° 63
(Loi
modifiant
Charte
Dans
le cadre d'une consultation générale
Elle a été
constituée pour défendre et promouvoir les intérêts et les droits des hommes en
sensibilisant la population à des questions qui les concernent tel que les
fausses accusations et la perte de l'accès à leurs enfants, leur domicile et
leurs actifs.
Sa mission est
ainsi de défendre les droits fondamentaux des hommes, de rallier les organismes
pro-démocratiques et les groupes d'hommes dans le but de promouvoir une
solidarité et de dénoncer la discrimination fondée sur le sexe.
L'association
demande essentiellement de mettre un terme aux arrestations arbitraires des
hommes, aux procès iniques élaborés sur de fausses allégations, et l’abrogation
d’un régime qui produit des jugements donnant systématiquement raison aux
femmes lors de séparation et de partage.
L'association
est formée d'un noyau de bénévoles. Elle s'intéresse de près aux cas qui illustrent le fonctionnement du système
policier et judiciaire et plus particulièrement son dysfonctionnement. La
coalition s'intéresse notamment à la stratégie consistant à «accuser au
criminel pour gagner au civil», ce qui permet, par le biais des fausses allégations,
de détruire de trop nombreux hommes en situation de rupture conjugale.
Plusieurs
milliers de personnes ont pris connaissance de la problématique des fausses
accusations et des réalisations de l'association grâce au site
http://www.coalitiondeshommes.org et grâce aux diverses interventions de
Depuis sa
création en octobre 2000,
Contenu du mémoire
Ce mémoire
conteste le projet de loi 63 présenté par
La situation des hommes en situation de rupture
conjugale est analysée selon le sort qui leur est réservé lors de leur passage
à travers le système policier et judiciaire. En fait, ce
mémoire décrit la mise en place, la structure et le fonctionnement d'un des
plus grands obstacles à l'égalité entre les hommes et les femmes dans la
société québécoise: l'assujettissement du système policier et judiciaire aux
intérêts d'un groupe social bien défini. Le mémoire montre clairement que
l'avènement de ce système est la conséquence de l'introduction de
L'intérêt du
mémoire est de montrer comment les magistrats du Québec se sont placés
au-dessus des lois et surtout quels moyens ils utilisent pour contourner ces
lois. Notamment, les motifs donnés par des juges pour déclarer un homme
coupable sont analysés. L'intérêt du mémoire est aussi d'exposer au grand jour
la collusion existante entre les divers acteurs du système judiciaire, situation
déjà dénoncée par la sénatrice Ann C. Cools.
Plusieurs
recommandations visant à corriger les dysfonctionnements du système actuel sont
présentées.
Introduction
Tel que nous
allons le démontrer dans ce mémoire, le projet de loi présenté par
La situation des hommes en situation
de rupture conjugale
Chaque année
au Québec des milliers d’hommes en situation de rupture conjugale sont mis en
état d’arrestation la plupart du temps sans mandat. Pourtant, il n’est pratiquement
jamais question de meurtre, mais plutôt de soi-disant menaces, harcèlement ou
encore voies de fait, la plupart du temps sur la base d’une simple allégation,
sans la moindre preuve.
Le traitement
des femmes est lui très différent. Encore récemment, fin novembre 2007 (
Le hommes
portent rarement plainte – quel homme osera avouer qu’il a été battu par sa
femme ou violenté – et de toutes façons les plaintes des hommes sont rarement prises
en considération quand elles ne sont pas carrément refusées. Les femmes sachant
qu’une plainte au criminel est la voie royale pour gagner au civil multiplient au
contraire les leurs, toujours accueillies de manière complaisante, sans égard
aux faits.
Selon les données du Ministère de
Parmi les
autres, ces hommes contre lesquels le système judiciaire a décidé de continuer
à s’acharner, la plupart préfèrent plaider coupable car ils savent qu’ils
n’auront pratiquement aucune chance face à une magistrature misandre. Ceux qui
auront eu le courage d’affronter un procès peuvent d’ailleurs, eux, être déclarés coupables pour avoir, par
exemple, soi-disant hésité au tribunal, quand on ne leur invente pas des aveux.
Ils perdent alors leur maison, leurs enfants, leur emploi, leur retraite et
souvent, complètement détruits financièrement et moralement par les fausses
allégations judiciarisées, ils en arrivent à se suicider.
Les procédés
les plus sordides sont utilisés par les juges pour déclarer coupables des
innocents à partir de motifs futiles du seul fait qu’ils ont été ciblés par une
femme. Ces juges n’ont-ils pas d’ailleurs toute latitude pour interpréter
les faits à leur convenance et accorder de la crédibilité à leur guise, à la
femme en général, tel que le leur recommande
Un des
derniers remparts contre l’arbitraire des juges est le jury. Cependant, les
procureurs de
De leur côté,
les policiers suite à leur enquête, très souvent se contentent dans leur
rapport de reproduire la déclaration de la plaignante. En ayant donc effectué,
en fait, quasiment aucune enquête ! Les enquêtes bâclées semblent donc la
norme. De plus, il semblerait qu’au Québec, contrairement aux autres provinces,
ce ne soit pas les policiers qui décident, mais qu’il faille l’approbation des
procureurs de
Les procureurs
de
Si par hasard
ces documents sont un jour découverts, le Ministre de la justice à ensuite beau
jeu de déclarer que de toute façon ces documents n’étaient pas pertinents ou
encore n’auraient pas influencé l’issue du procès ! De plus, selon le code
criminel cette décision est sans appel. On
pourra aussi toujours objecter à l’accusé de ne pas avoir épuisé tous ses
recours et de ne pas avoir contesté la décision du Ministre devant
En ce qui
concerne les homicides entre conjoints ou ex-conjoints des deux sexes, il est
vrai que, bon an mal an au Québec, les femmes payent un tribut d’une douzaine
de personnes de plus que les hommes. Mais nous soutenons que ce nombre est de
loin bien inférieur au nombre d’hommes qui, eux, se suicident suite aux sagas
judiciaires qui sont la conséquence des fausses allégations judiciarisées.
Notons à ce sujet qu’environ 1 000 hommes contre 300 femmes se sont suicidés au
Québec en 2003. Ce que l’on sait, c’est que près de la moitié des suicides sont
dus au divorce. Ce que nous contestons, c’est la façon dont ces divorces sont
judiciarisés et criminalisés, très souvent à partir de fausses allégations,
toujours au détriment des hommes.
Comment en sommes-nous arrivés la?
En 1980, un
chercheur, Madame Linda MacLeod, publie
La femme battue au Canada: Un cercle vicieux, grâce au financement du Conseil
consultatif canadien sur la situation de la femme. Elle y déclare à la page 23 que «chaque année, une Canadienne sur dix est battue, qu'elle soit
mariée ou qu'elle vive en union de fait». Le chiffre emblématique de 300 000 femmes battues pour les 3
millions de femmes québécoises est ainsi lancé. Il sera repris ad nauseam par
les médias depuis lors. Le ministre de la justice va même publier et distribuer
des dépliants pour dénoncer cette violence subie annuellement par les
300 000 femmes.
Dès 1987,
une politique gouvernementale, un modèle de propagande sexiste envers les
hommes, est mise en place:
En 1989, Marc
Lépine, de son vrai nom Gamil Gharbi, tue de sang froid quatorze étudiantes à
Polytechnique avant de se suicider. Il s’agit indéniablement d’une réaction
face à un mouvement féministe qui se radicalise et prend de l’ampleur puisqu’il
avait annexé à sa missive la liste de 19 «féministes» qu’il aurait aimé
éliminer (Courrier Laval, 9 décembre 2007, page A13). Cet acte de terrorisme ne
fera qu’alimenter la propagande anti-homme pendant des années.
En 1994, lors
du 62ème Congrès de l’Association Canadienne Française pour
l’Avancement des Sciences, Linda MacLeod reconnaît publiquement: «Mon estimation n'avait aucun semblant de validité ou de fiabilité
statistique ...»
En 1995, le gouvernement québécois renforce sa Politique
d'intervention en matière de violence conjugale
discriminatoire envers les hommes. Cette politique propage des préjugés haineux
envers la moitié de la population. Ce document déclare en effet plus de 120
fois en 77 pages que l'homme est un agresseur, qu’il est violent ou que la
femme en est la victime. Cette politique d’intervention se propose ouvertement
d’influencer le système policier et le système judiciaire, incluant la
magistrature et même les avocats de la défense.
Un véritable
terrorisme institutionnel s’est donc mis en place dès 1987 avec ces politiques
d’intervention contre les hommes. Nous insistons sur le terme de «terrorisme»,
puisqu’il s’agit de l’utilisation de la violence, de mesures d’exception, pour
atteindre des fins politiques. Notons que ces mesures n’ont aucune raison
d’être puisqu’il existe au Canada et au Québec un Code criminel qui prend en
compte toutes ces possibilités de crime. Mais il est vrai qu’il s’applique lui
aux deux sexes …
Cependant,
loin de nous l’idée que le terrorisme individuel soit la réponse appropriée
face à un terrorisme institutionnel basé dans la grande majorité des cas sur de
la pseudo violence conjugale. D’autant plus que prendre des femmes pour cible
est une grave erreur politique.
En effet,
cette justice du deux poids - deux mesures selon le sexe, ne lèse pas seulement
les hommes. Les nouvelles conjointes de ceux-ci en subissent également les
conséquences comme d’ailleurs leurs mères, leurs sœurs ou encore leurs filles,
sans oublier bien des femmes de leur entourage. C’est la complaisance de
certains juges envers les menteuses qu’il faut combattre.
En décembre
2004,
Pendant plus
de deux décennies, les stratégies féministes ont consisté à utiliser des
statistiques mensongères et à monter en épingle quelques cas de conjointes ou ex-conjointes
violentées, tout en gardant prudemment sous silence les cas de conjoints ou
ex-conjoints violentés. Cette misandrie, ce véritable racisme anti-homme, a
d’ailleurs porté ses fruits. Les chiffres sur la violence conjugale proclamés
officiellement par les féministes et les institutions qu’elles ont réussi à
assujettir ne reposent sur rien, mais quelque chose n’a pas besoin d’être
vrai : il suffit de le répéter assez souvent et les gens vont finir par y
croire.
Il faut noter
que ces mêmes stratégies commencent à être implantées en Europe et notamment en
Espagne et en France, pays avec lesquels les féministes d’ici ont de bons
contacts. Quelques soient les pays ou les cultures, les pires exemples sont
d’ailleurs transposés sans aucune vergogne. «Femmes – et surtout féministes – de
tous les pays, unissez-vous».
Ramener une réelle égalité
entre les femmes et les hommes avant d’en faire une propagande dans
Rappelons que
parmi les intervenants ayant participé à l’élaboration de cette politique, il y
a près de trois fois plus de femmes que d’hommes et que les organismes
consultés sont très souvent féministes ou défendent les droits des femmes (voir
les remerciements au début et les consultations à la fin de
Cette
politique s’appuie sur une propagande sexiste payée par les gouvernements.
D’une part, ceux-ci décident d’ignorer les études qui montrent que la violence
appartient aux deux sexes. Des auteurs
canadiens comme John Fekete, Donna Laframboise ou Hubert Van Gijseghem, ou même
américain comme Warren Farrell, ne sont pas écoutés. Encore aujourd’hui, les
études de tels auteurs sont ignorées comme l’est, par exemple, celle de Denis
Laroche sur la situation des hommes. D’autre part, seules des études
statistiques erronées faisant l’apologie de la femme victime sont acceptées.
Pourtant, un très grand nombre des accusations portées par des femmes dans le
contexte d’une séparation sont fausses.
Rien ne
justifie cette politique, ni surtout son application. Il n’y a pas de vide
juridique qui empêcherait la défense des droits des femmes et qui justifierait
l’existence d’une telle politique. Tous les articles légaux sont déjà écrits et
adoptés pour défendre le droit de n’importe quel citoyen ou citoyenne. Le
problème est l’application de la loi et cette politique vise à l’appliquer avec
des préjugés défavorables aux hommes. En effet, cette politique a été établie sous
des pressions féministes, ce dont le gouvernement ne se cache pas dans son
message d’introduction (Politique, p. 3). Cela permet de réduire les droits des
hommes et notamment d’enlever la présomption d’innocence dans tout procès
contre un homme à la suite d’une séparation. Dans un pays où le système
judiciaire est basé sur les seules déclarations de la plaignante et où une
simple allégation est considérée comme une preuve présentée par le Ministère
public ou
L’application
de
Tout en
faisant miroiter la promotion de rapports égalitaires (Politique, P. 32, 34,
36),
L’idéologie
féministe est tellement forte qu’il est même question dans
Le Guide de
pratiques policières mises en place au Québec est plus subtil, puisque c’est
souvent le ton qui signifie que l’agresseur est l’homme et que la femme est la
victime. Cependant cette pratique renvoie carrément à
Les
conséquences de ces politiques gouvernementales et de ces pratiques policières
d’arrestations arbitraires des hommes sont terribles puisque, pour protéger la
police ainsi que les plaignantes faisant des fausses accusations contre
d’éventuelles poursuites au civil, les juges n’ont d’autres choix que de
déclarer les hommes coupables. Cela va des condamnations pour voies de fait ou
pour menaces de mort, sans aucune preuve hormis une allégation de la plaignante
souvent interprétée par les juges, jusqu’aux condamnations pour abus sexuel ou
harcèlement inventés de toute pièce.
Nous avons
déjà demandé en vain au gouvernement québécois de mettre en place une
commission publique d’enquête sur les fausses accusations. Comme de nombreux
membres nous l’ont indiqué, les juges basent les décisions sur des motifs aussi
futiles que des soi-disant sourires ou des soi-disant hésitations de l’accusé.
Puisque, selon
Des membres
nous ont fait savoir que, pour les empêcher de présenter une défense pleine et entière,
la déclaration écrite de la plaignante leur avait même été cachée par
Toute démarche
d’un citoyen auprès d’une Commission des droits de la personne au Canada est
vouée à l’échec, puisque ce type d’organisme soutient ouvertement
Nous
connaissons des cas qui pourraient illustrer les effets désastreux de cette
politique pour les hommes en ce qui concerne la privation de l’accès à leurs
enfants, mais aussi la perte de leur maison et souvent de leur emploi. En
conséquence, nous vous demandons instamment de bien vouloir intervenir contre
cette politique gouvernementale sexiste qui s’exerce en violation des articles
quinze (15) et vingt-huit (28) de
Nous
terminerons en citant un exemple qui a été rendu public et qui montre que résister
aux propagandes et politiques hostiles aux hommes n’est pas toujours facile. Le
réalisateur Serge Ferrand l’a appris à ses dépens lorsqu’en février 2004, il
présenta au grand public son documentaire «La machine à broyer les hommes» qui
attira même quelques experts internationaux. Serge Ferrand montre clairement à
travers des cas concrets les difficultés qu’ont les hommes à obtenir la garde
de leurs enfants et que ces hommes doivent souvent faire face à des fausses
allégations. Il dénonce les conséquences de ces sagas judiciaires qui mènent
jusqu’au suicide.
La réaction
contre Serge Ferrand a été vigoureuse. Lors d’une réception qu’il organisa dans
le cadre du congrès «Parole d’hommes» en avril 2005, un groupuscule
«anti-patriarcat» l’a carrément agressé devant ses invités : insultes,
intimidations, bousculades, violation de son domicile. Ces éléments radicaux
s’en sont ensuite allés sous l’œil complaisant de la police – un policier et cinq policières selon
certains observateurs. Les pancartes des manifestantes prônant
l’anti-patriarcat et jusque «A mort les masculinistes» étaient exhibées. Si des
hommes, les soi-disant violents, avaient posé, ne serait-ce que le dixième de
ces gestes, ou une pancarte : «A mort les féministes», ils se seraient
immédiatement retrouvés en prison.
Conclusions et recommandations
Il n’est pas possible d’accepter une modification de
De plus, tous les procès qui ont eu lieu à l’époque où
Nous soutenons
même qu’une Commission publique d’enquête est indispensable pour s’attaquer aux
fausses allégations contre les hommes en situation de rupture conjugale et aux
jugements iniques contre ceux-ci. Trop d’innocents sont arrêtés et même souvent
déclarés coupables et cela de manière systémique.
Enfin, puisqu’il est question d’égalité, les organismes qui défendent les droits de chacun
des sexes ou qui leur viennent en aide doivent dorénavant recevoir les mêmes
montants de subventions.
Si ces
changements, qui sont essentiels au fondement de l’égalité entre les deux
sexes, ne sont pas introduits en même temps que la proclamation de l’égalité
dans la charte, nous ne pouvons pas y adhérer car il s’agirait, répétons le,
d’une mystification et même, ajoutons le, d’une vaste fumisterie.
En fait, notre désaccord avec
ce projet de loi ou au contraire son acceptation est conditionnel à un
changement dans les faits et non à une simple action de propagande ne changeant
que l’ordre des mots d’une Charte ou d’une loi qui serait toujours appliquée de
manière misandre.